L’année passée, alors que l’intérêt et le cours du Bitcoin était au plus haut, le Ministre français a suggéré d’ouvrir un débat public au sujet du Bitcoin lors du G20 en Argentine qui s’est conclu cette semaine.

Le but était ainsi de voir l’opinion et la position des nations du G20 par rapport aux crypto-monnaies et les régulations prévues pour chacune des 20 nations.

 

Cependant, alors que le G20 débutait, ce débat sur les cryptos a d’entrée était freiné par le FSB, Financial Stability Board, ou comme on pourrait le traduire en français le Conseil de Stabilité Financière.

Ainsi, de nombreuses nations ont décidé qu’il fallait dans un premier temps examiner ce que valent vraiment les crypto-monnaies et les “dangers” avant d’engager une régulation “à l’aveuglette”.

C’est donc en juillet prochain que le G20 aura rendez-vous et chaque pays devra y apporter des informations & données pertinentes afin de savoir dans quel sens axer la régulation globale des crypto-monnaies.

Des avancés petit à petit…

L’annonce a été faite par Frederico Sturzenegger, patron de la banque centrale Argentine :

En juillet, nous devons apporter des recommandations très concrète et spécifique non pas sur “quoi réguler” mais plutôt sur “quelles données avons-nous besoin” ?

Cette déclaration indique qu’il y a au moins un accord entre les pays afin d’opter sur une régulation commune plutôt qu’une régulation propre à chaque nation.

A ce niveau, il s’agit réellement d’un avancement petit à petit, mais cela montre bien que le marché des crypto-monnaies est pris au sérieux.

Cependant, comme c’est souvent le cas, chaque nation a son propre point de vue et il ne serait pas surprenant de voir des pays aller en sens contraire de la régulation de groupe.

C’est le cas du Brésil qui a annoncé via le président de la banque centrale, Ilan Goldfajn, que les crypto-monnaies ne seraient pas régulées dans son pays, selon le journal local El Cronista.

 

Quelle est donc la position de chaque pays de ce G20 ?

 

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a montré beaucoup d’interet pour les crypto-monnaies et a laissé savoir qu’elle voulait comprendre et analyser ce phénomène avant de se prononcer sur une quelconque régulation.

La Banque Centrale a récemment ouvert un projet test pour que les entreprises puissent donner leurs avis sur les finalités que pourraient apporter la Blockchain et les crypto-monnaies aux pays.

Allemagne

L’Allemagne est un pays ouvert au dialogue sur le thème des crypto-monnaies. Le Bundestag a également dit que le seul moyen d’avoir un contrôle équitable des crypto-monnaies serait une collaboration internationale.

Une régulation effective des crypto-monnaies est possible uniquement via la collaboration international, notamment car la régulation pays par pays est très limitée lorsqu’il s’agit d’une technologie qui n’a pas de frontières”

Joachim Wuermeling, membre du CA de la banque centrale allemande

Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite n’a pas encore donné de point de vue officiel sur les crypto-monnaies. Cependant, il est peu probable que la monarchie islamiste d’Arabie Saoudite ne fasse pas de régulation sur une monnaie difficile à tracer et contrôler.

Argentine

L’Argentine, malgré sa réputation de “hub” important en Amérique Latine au niveau des crypto-monnaies, n’a jamais montré d’intéret à ce sujet. Le nombre d’utilisateurs du Bitcoin en Argentine est en réalité assez faible.

Australie

L’Australie est un des pays qui a été très actif sur le sujet en s’y prenant tôt dans sa régulation. Par exemple, le gouvernement à récemment mis en place une loi afin que les échanges australien soit régulés.

En effet, le gouvernement australien a implémente une loi obligeant les échanges de crypto-monnaies de s’enregistrer auprès de l’agence anti blanchiment d’argent,  Australian Transaction Reports and Analysis Centre (AUSTRAC).

Brésil

Le Brésil a tout de suite vu beaucoup de potentiel dans la technologie Blockchain et a logiquement choisi de concentrer ses efforts dans la recherche et développement de la technologie plutôt que dans sa régulation.

 

Canada

Le Canada a eu un comportement similaire à celui de l’Australie. En effet, une régulation a été mise en place très tôt mais de manière favorable aux crypto-monnaies. Le gouvernement canadien a donné son “Go” au premier échangé basé sur la technologie Blockchain.

Le Canada a également annoncé en parallèle une plateforme basée sur la crypto-monnaie Ethereum afin que des levés de fonds sécurisées puissent être opérés par les entreprises canadienne.

Chine

De l’autre côté du bateau, nous avons la Chine. La république populaire a d’emblée banni les ICOs de son pays pour ensuite bannir les échanges de crypto-monnaies afin d’empêcher ses citoyens de les utiliser.

Des rumeurs subsistent sur le fait que la Chine voudrait développer sa propre crypto-monnaies et imposer une régulation stricte avant de ré-autoriser les ICOs dans son pays.

Corée du Sud

La Corée du Sud a récemment fait la une des médias, pour de mauvaises raisons, lorsqu’il a été annoncé l’interdiction des crypto-monnaies en février après que le Ministre de la Justice a indépendamment annoncé son plan pour bannir le trading de crypto-monnaies.

En effet, le ministre a agit sans le consentement du Ministre de la Stratégie et de la Justice ainsi que d’agences travaillent pour le gouvernement sur ce thème, affaires à suivre donc.

Etats-Unis

Les USA ont été très actif avec une régulation du Bitcoin et des crypto-monnaies notamment au niveau des ICO et ceux, afin de protéger ses citoyens sur le risque élevée d’arnaques. Autrement la CFTC ( Comission de Trading) a laissé savoir qu’il n’y avait aucun intérêt de tacler les crypto-monnaies.

“Do no harm” (ne faire aucun mal) est à nouveau la phrase maitre après l’avoir prononcé sur le développement internet il y a une vingtaine d’années.

Il s’agit là de la meilleure des approches à adopter pour les nouvelles technologies, explique J. Christopher Giancarlo, un des leader de la CFTC, face au Sénat plus tôt cette année.

 

France

En tant que nation qui a lancé le débat et le dialogue sur les crypto-monnaies, la France a clairement envie d’être un pays leader sur l’aspect de la régulation.

Récemment, Bruno Lemaire a évoqué dans une vidéo son point de vue et ce qu’il souhaite mettre en place pour la France au niveau des crypto-monnaies et du Bitcoin.

 

 

 

Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne est restée très silencieuse sur ce sujet.

En effet, seul le comité de trésorerie du parlement britannique a demandé une étude sur les risques et les effets des crypto-monnaies sur ses citoyens.

Cette étude fait notamment suite à volatilité des crypto-monnaies ces derniers mois et à la popularité grandissante à ce sujet.

Inde

L’Inde n’a pas encore banni les crypto-monnaies, mais n’est pas non plus le plus grand fan pour tout ce qui peut sortir de ses frontières sans contrôle.

Les échanges de crypto-monnaies sont sous les radars en Inde. De nombreuses banques ont d’ailleurs décidé de bloquer ses utilisateurs qui souhaitaient acheter des crypto-monnaies.

Indonésie

Un autre pays qui est moins impressionné par le Bitcoin, c’est l’Indonésie. Sa banque centrale continue sa campagne contre les crypto-monnaies avec notamment une interdiction d’utilisation du Bitcoin comme moyen de paiement.

La banque centrale indonésienne a proclamé que le Bitcoin n’avait rien de légal.

Italie

Il s’est passé des choses récemment en Italie notamment avec un décret qui vise à classifier officiellement l’utilisation des crypto-monnaies et les services associés dans le pays. Ceci est clairement une main ouverte du gouvernement italien vers les crypto-monnaies.

 

Japon

Le Japon a fait la Une de nombreux médias il y a quelques années lorsqu’il avait annoncé que le Bitcoin était une monnaie légale.

Cependant, les récentes news de l’état Nippon montre un léger changement de tendance.

Pourquoi ? Car le Japon est malheureusement connu dans le monde crypto notamment par rapport au Hack de la plateforme Mt. Gox qui a fait perdre presque 500 millions de dollars.

Les échanges japonais ont pris le pas et agissent maintenant en tant que propre régulateur en essayant d’accompagner et d’aider le gouvernement afin de protéger ses citoyens.

 

Mexique

Le Mexique est sur les traces du Canada et de l’Australie parmi les pays actifs, de manière positive, sur une régulation pro crypto-monnaies.

La nation d’Amérique centrale est à une signature d’une régulation officielle.

Le Président Enrique Peña Nieto souhaite en effet que le Mexique ouvre ses bras à la Fintech et aux crypto-monnaies.

 

Russie

La Russie est un autre état major pour les cryptos. Les dernières nouvelles pour le gouvernement socialiste penchent vers une régulation et un contrôle des crypto-monnaies au point d’interdire l’accès aux échanges décentralisés. Il parait même que la Russie souhaiterait lancer sa propre crypto-monnaies.

le RACIB ( L’association Russe des Crypto-monnaies et de la Blockchain ) a annoncé vouloir lancer le CryptoRuble d’ici mi 2019.

Turquie

Le Turquie, tout comme l’Iran, a apparemment la volonté de créer sa propre crypto-monnaie, tout comme son allié la Russie, ainsi que le Vénézuela avec le PetroCoin.

 

l’Union Européenne

L’UE, tout comme la Grande-Bretagne, a pour le moment plutôt institué des avertissements plutot que des règles rigoureuses. Cela ne figure pas dans les priorités au sein de l’Union Européenne.

La Banque centrale européenne, via sa présidente du Conseil de surveillance Daniele Nouy a dit que bien qu’elle n’ait “aucun idée” si des régulations verraient le jour sur les cryptos en l’Europe.

“Nous scrutons la question dans une perspective de régulation, nous sommes prêts à faire quelque chose si cela s’avère nécessaire, mais jusqu’ici ce n’est pas exactement le sujet prioritaire”.

 

Source : CoinTelegraph

Catégories : News & Actu

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