Comprendre (pour de vrai) la blockchain – Partie 3

Vous avez pu comprendre ici, la logique de fonctionnement de la blockchain, la notion de nœud, et celle de consensus. Et , vous avez enfin découvert de quoi est constitué un bloc, ce que sont la fonction de hachage et l’arbre de Merkle.

Bravo, plus qu’une petite marche à franchir pour compléter votre compréhension de cette fameuse technologie de la blockchain. Une marche qui reprend un concept clé dans la cryptographie : la signature électronique.

Les signatures électroniques
Les signatures électroniques, élément nécessaire à la blockchain

Si la blockchain et les nœuds permettent de s’assurer de la fiabilité des blocs, de leur non altération et de valider les transactions de manière sûre, il manque un léger détail qui a son importance : comment un individu prouve que c’est bien lui qui décide d’émettre le message (ou la transaction) ?

Pour cela, on utilise la signature électronique (technologie connue depuis de nombreuses années déjà).
L’objectif est similaire à celui d’une signature papier : s’assurer que c’est bien vous et personne d’autre qui êtes l’émetteur du message, et qui avez signé.

Le fonctionnement de la signature électronique repose sur 2 clés, générées aléatoirement (l’ensemble des clés possibles est suffisamment vaste pour que personne n’ait la même) :

Clé publique : on peut l’envoyer à tout le monde, c’est le moyen par lequel on est identifié, et les autres personnes savent que nous sommes l’expéditeur du message.

Clé privée : elle permet de signer les messages. Celle-ci, on la garde pour soi et on ne la communique jamais ! Sinon la personne en possession de cette clé peut signer à votre place.

Mais si la clé privée doit rester secrète, comment peut-on signer sans que les autres voient notre clé ?

En fait, la signature visible par le receveur est une signature unique générée grâce à la fonction de hachage. Finalement, un message + ma clé privée = une signature unique.

Par exemple, si j’envoie un message à ma grand-mère, je signe avec ma clé privée. La signature unique est générée, et elle recevra le message, la signature unique générée par le hachage, et ma clé publique qui permet de m’identifier.

Grâce à la signature unique, le message, et ma clé publique, Mamie peut s’assurer que le message n’a pas été altéré, modifié, piraté… et que je suis bien l’auteur du message.

Dans la blockchain, c’est grâce à ce système qu’on peut émettre des transactions, et en recevoir.
Dans les faits, la pratique est relativement simple : si je veux envoyer des fonds à quelqu’un, je vais sur un portefeuille ou une plateforme d’échange, j’indique la clé publique de la personne à qui je veux envoyer mes cryptos, et je signe avec ma clé privée pour valider la transaction.

L’heureux bénéficiaire recevra le montant que je lui ai envoyé, avec le hash de la transaction (la signature unique), et ma clé publique.

Ensuite ce sont les nœuds, et la blockchain qui joueront leur rôle pour bien enregistrer et appliquer la transaction !

Nous y voilà, c’était la dernière pièce du puzzle nécessaire à la compréhension du fonctionnement “technique” de la blockchain.
Le dossier-série étant long, et relativement complexe, si des zones de flou persistent, ou si des passages ne sont pas suffisamment clairs, laissez-le nous savoir pour qu’on améliore les explications.

Évidemment certains aspects techniques ont été quelque peu schématisés pour permettre une vulgarisation digne de ce nom !


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